Parce que tout est à sa place

Au jardin de Jacqueline, pas de bordures, pas d'allées, pas de plan directeur, pas d'art topiaire ; ici l'on sème, ici l'on pousse, ici les feuilles, les fleurs et les graminées inondent les murettes, dans une fête sensible et généreuse. Non ce n'est pas un jardin, c'est une contrée lointaine, un continent qui s'invente, et sa belle aventurière y part en cueillette au hasard des rencontres, inspirée par le jeu des couleurs, l'appel des lumières, le tremblement d'une ombelle et le parfum d'une corolle.

Elle parle d'évidences, de choses qui devaient être, des leçons à comprendre et de chemins qui s'imposent. Elle chante le respect et le nécessaire, ignore l'inutile et l'apparence, le futile et la règle. Son besoin de lâcher prise est un lâcher de ballons, de tourterelles au-dessus du champ des obligations, des convenances et des normes, parce que la liberté lui permet de vivre.

Encore faut-il que l'on comprenne combien il est essentiel que tout soit à sa place, dans son univers minuscule, où elle s'inscrit naturellement, sans peine et sans colère, malgré les tempêtes de la vie. Et alors elle vous accueille, vous invite à goûter ses ragoûts de berce et ses confitures de quetsches.

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