SOLOGN', SO LONG...

14/06/2018

On m’avait prévenu : la Sologne, vous verrez ! 
C’est des lignes droites ! 
Je confirme. Mais ce n'est pas "le Néant" qu'on traverse quand on franchit le pont, malgré le nom de la rivière

 

De (bons) chemins tracés au cordeau, du sable, des étangs, des landes, de la bruyère, de riches demeures de briques, des grillages, (beaucoup de grillages), des fusils pour le moment au placard, des panneaux « propriété privée », « accès interdit », « pièges », « vipères », pas mal de chênes (Ah ! moi qui milite pour le retour en grâce d’un droit féodal : le droit de glandée, c’est-à-dire de faire paître les porcs dans les bois- non mais que croyez-vous !-) et surtout beaucoup de fougères. 

 


Ah ! les fougères ! Surtout la fougère-aigle, la plus commune, qui surgit de terre en urgence printanière et déploie ses ailes comme si elle planait à un mètre au-dessus du sol. C’est un oiseau préhistorique, un archéoptéryx, une relique des temps disparus. Jusqu’au brun squelette de sa hampe, rigide et fragile à la fois, aux sculptures compliquées de ses jeunes feuilles, contournées comme d’étranges mâchoires : on comprend que pour trouver les trésors, la tradition dit qu’il fallait la déraciner pendant les douze coups de minuit.

Hélas ! les municipalités ont fait taire les cloches ! 
Voilà la brunelle, la méprisée, une de nos plantes des chemins parmi les plus communes, mais dont le bleu presque couleur gentiane est pourtant réjouissant.

 

Comme ses feuilles contiennent des tanins astringents, elle est mise un peu « à toutes les sauces » de la phytothérapie : maux de gorges, problèmes intestinaux… sans qu’il n’y ait jamais eu d’études sérieuses. Enfin, elle est belle…Et puis encore des millepertuis, et puis des digitales pourpres aux fleurs vénéneuses et séduisantes, que je retrouve avec plaisir après celles du Morvan, il y a déjà presque quatre semaines ! 


Et puis encore un cadeau : après la mère de Bambi il y a quelques jours, voilà Bambi lui-même.

Occupé à brouter les herbes hautes, il ne m’a pas vu arriver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme l’autre jour, une bonne minute d’observation, des regards qu’on échange, avant qu’il ne s’enfuie en élégance. 
Allez, l’étape est longue et un peu monotone, les pieds sont fourbus, mais, rien que pour avoir vu Bambi, ce n'est pas le Néant !

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